Histoire de papier

Carton le Mouciau-1
Carton le Mouciau-2


Réalisation d’une pièce sonore participative durant le vernissage de l’exposition « Histoire de Papier » au Château d’Eau à Bourges.

Mon travail montre la Monade et toutes ces petites monades qui composent l’âme humaine ainsi que l’âme du monde. Pour Leibnitz elles composent également la matière et contiennent chacune d’elle l’Univers. Pourquoi travailler l’idée du désir du bien lorsque les médias nous submergent de violence. Lorsque les images produites ne sont que le reflets de notre triste réalité ?
Je voudrai rappeler que dès la naissance nous avons le choix. Nous évoluons avec l’idée d’agir en conscience pour ou contre le bien. L’appétition (le désir du bien) est aux confins de chacune de nos monades, le reflet même de la Monade originelle. Je les symbolise par la forme d’une chaise stylisée. Histoire de contempler l’impact de nos pensées et de nos actes…

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Déviation de l’objectif

affiche vernissage 4A

« Déviation de l’objectif » est une manière de convier le tout un chacun, en premier lieu ces 14 artistes à changer leur propres règles et découvrir la vie d’un autre oeil. La situation sur notre chère planète est ce qu’elle est du fait de nos œillères. Sortons de nos rails imposés par ce « drôle » de système, changeons d’objectif. Mais avant changeons intérieurement de regard.

Oh! L’expo de dessin!!

affiche refaite

Et si on parlait d’art présenté par Gil Soulat Avec Amélie Briant et Amour Chammartin

Blanc sur Blanc tout fout le camp

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Dans le cadre de la biennale d’art contemporain qui n’a pas eu lieu…

crédit photographique
Amar Belmabrouk
Krystoff Rodz

Espace de l’être

Du fond ordinaire à la surface de l’étant.

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Limité dans l’être, le « fond ordinaire »* est d’une éternelle bonté dans l’étant. Libre est la nature humaine qui lui fait prendre surface
*cf Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling

De gauche à droite tableau #1 #2 #3
De bas en haut tableau #4 #5 #6

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au dessus c’est le soleil

Julie Depret m’a demandé comment ai je pu retranscrire l’âme de ses enfants à partir d’une photo alors que je ne les connais pas? Je crois que je n’ai pas regardé l’image avec mes yeux,, mais la lumière qui s’en dégage avec mon coeur…

Eros Art Today à la Concorde Art Gallery Paris XVème

On ne peut pas dompter les rêveurs avec Jean-Bâptiste Buisson et Philippe Chaudrin

oeil du pharaon

Cet article a été rédigé par Nicolas Bogler.
Bergson : mémoire et inconscient

Voici un extrait du philosophe Henri Bergson sur la mémoire, l’inconscient et ses manifestations lors du sommeil. Nous l’expliquons tout d’abord, avant de le mettre en perspective avec la théorie de Freud sur l’inconscient
Mémoire et fantômes
« Mais derrière les souvenirs qui viennent se poser ainsi sur notre occupation présente et se révéler au moyen d’elle, il y en a d’autres, des milliers et des milliers d’autres, en bas, au-dessous de la scène illuminée par la conscience.
Oui, je crois que notre vie passée est là, conservée jusque dans ses moindres détails, et que nous n’oublions rien, et que tout ce que nous avons perçu, pensé, voulu depuis le premier éveil de notre conscience persiste indéfiniment.
Mais les souvenirs que ma mémoire conserve ainsi dans ses plus obscures profondeurs y sont à l’état de fantômes invisibles. Ils aspirent peut-être à la lumière ; ils n’essaient pourtant pas d’y remonter ; ils savent que c’est impossible, et que moi, être vivant et agissant, j’ai autre chose à faire que de m’occuper d’eux. Mais supposez qu’à un moment donné je me désintéresse de la situation présente, de l’action pressante, enfin de ce qui concentrait sur un seul point toutes les activités de la mémoire. Supposez, en d’autres termes, que je m’endorme. Alors ces souvenirs immobiles, sentant que je viens d’écarter l’obstacle, de soulever la trappe qui les maintenait dans le sous-sol de la conscience, se mettent en mouvement. Ils se lèvent, ils s’agitent, ils exécutent, dans la nuit de l’inconscient, une immense danse macabre. Et, tous ensemble, ils courent à la porte qui vient de s’entrouvrir. »
Henri Bergson

«  Le rêve » (1901), L’énergie spirituelle, (1919), Oeuvres
Bergson, philosophe français du XIX – XX ème siècle, apporte à l’édifice philosophique occidentale une œuvre conséquente sur les notions de mémoire et de conscient. Il part en effet du principe que tout est définit par la durée, et qu’il existe deux types de mémoires : la mémoire pure et la mémoire habitude.
Quand le passé sert à éclairer l’action présente, et qu’il agit comme un mécanisme corporel ou intellectuel utile à l’action présente, il parle alors de mémoire habitude. La mémoire pure est celle détachée de l’action présente, qui n’a comme fonction que la sauvegarde et le rappel de ces souvenirs. C’est un pur état de la conscience où l’esprit est ramené à lui-même.
Fort de ces notions, nous allons voir comment Bergson compare la pensée à un lieu, où en surface résident les souvenirs conscients, et en profondeur les « autres » ; ceux qui, touchent à ce que l’on nommera plus tard l’inconscient. Et ces souvenirs, loin d’être inactifs, passent parfois d’un « étage » à un autre …
L’explication détaillée
Bergson commence par une clarification de la situation en énonçant les deux groupes distincts que nous venons d’évoquer : « les souvenirs qui viennent se poser ainsi sur notre occupation présente et se révéler au moyen d’elle » c’est la mémoire habitude, celle qui nous sert à accomplir les actions formulées par notre conscience, et « des milliers et des milliers d’autres, en bas, au-dessous de la scène illuminée par la conscience » : c’est la « mémoire pure », celle qui est latente, et qui a enregistré, en quelque sorte, l’intégralité de notre vie.
Il précise « au-dessous de la scène illuminée par la conscience » car ces souvenirs ne s’imposent pas tout le temps à notre conscience, ils ne sont pas toujours au premier plan (de la scène) : ils existent mais ne participe pas au spectacle de la conscience ; ils attendent patiemment en coulisse. Il définit donc cette mémoire pure comme « persistant indéfiniment » : autrement dit elle ne cesse jamais de noter « tout ce que nous avons perçu, pensé, voulu ». Elle est le fidèle historique de notre âme.
Les souvenirs conservés (dans les obscures « profondeurs » en contraste avec la scène « illuminée ») y sont selon Bergson à l’état de fantômes : cela signifie qu’ils sont « morts », écartés de l’action par notre conscience, mais qu’ils n’ont pas pour autant disparût ; un fantôme est un être certes mort, mais qui ne cesse d’errer dans les limbes, soit car il ne sait pas qu’il est mort, soit parce qu’il n’accepte pas sa mort. Ou encore car bien que mort, il garde une emprise possible sur le monde des vivants.
C’est d’ailleurs pour cela qu’ils « aspirent peut-être à la lumière » : en effet ils cherchent dans le monde des vivants une réponse, ils cherche à accéder à la conscience pour nous interroger quant à leurs conditions : soit parce qu’il ne se considère pas comme mort malgré ce qu’a décrété la conscience, dans ce cas il leur paraît naturel de retourner avec les « vivants » ; ou parce qu’il n’accepte pas et cherche à nous interroger par le biais de le conscience sur le « pourquoi » de cette exclusion.
Néanmoins, ils ne peuvent accéder à nous car notre conscience bloque la trappe qui mène aux profondeurs de notre mémoire où habitent ces souvenirs, afin que nous ne soyons pas gênés dans nos activités de vivants (conscientes) ; ils ne pourraient que nous perturber car ils serai sans rapport avec ce que nous serions en train de vire. C’est pour cela que Bergson formule une hypothèse avec comme situation de départ, un état de détachement de notre réalité consciente, où nous ne serions plus centré sur notre réalité. Cet état c’est le sommeil : en effet, le conscient est en « veille », car il n’est pas sollicité durant le sommeil, qui n’exige pas l’émulation de ce dernier.
Ainsi « la trappe qui les maintenait dans le sous-sol de la conscience » n’est plus close, car la conscience en veille ne la garde plus. C’est leur heure : « Ils se lèvent, ils s’agitent, ils exécutent, dans la nuit de l’inconscient, une immense danse macabre ». Macabre, car ce sont des fantômes, des morts, qui reviennent hanter les vivants, leur rappeler le passé qui a été mais qui n’est plus, ce qui n’a pas été réglé de leur vivant, ils exigent des réponses, ou tente de revenir dans notre conscience.
Ils s’imposent à nous de force, car notre conscience ne peut plus s’interposer entre eux et nous ; obligés de les voir, nous rêvons. Ils arrivent tous en masse, car uniquement la nuit, ou plutôt le sommeil, les libèrent : c’est leur chance de nous parler. Et toute la nuit durant ils s’exécutent frénétiquement. Mais malheureusement pour eux, heureusement pour nous, le matin les renvois à leurs soubassements : la conscience reprend ses droits, et bien souvent, sauf si l’intrus a été d’une vigueur particulière, nous ne conservons pas de « souvenirs » de sa visite nocturne.
Bergson et Freud : l’inconscient
Bergson, flirt, durant tout ce texte, avec une notion, qui ne sera révélée que par un de ses collègues : Freud qui fait la découverte et l’élaboration précise du concept d’inconscient.
En effet, il insiste dans L’Inquiétante Etrangeté et autres essais sur le fait que le moi (conscient) n’est pas nécessairement maître dans sa maison, c’est-à-dire que nous ne contrôlons pas notre psychisme dans son intégralité, étant donné que une partie reste hors de porté de ce que nous maîtrisons (le conscient) : il s’agit de l’inconscient. Il traduit d’une part les sentiments refoulés par le moi, et ceux qui résultent d’un conflit pulsionnel (une pulsion est une poussée psychique qui a sa source dans le corps).
Il énonce ainsi :  « Le psychique (ensemble de nos pensées, images ou représentations) en toi ne coïncide pas avec ce don tu es conscient ; ce sont deux choses différentes, que quelque chose se passe dans ton âme, et tu en sois informé par ailleurs. (…) Tu te comportes comme un souverain absolu, qui se contente des renseignements que lui apportent les hauts fonctionnaires de sa cour, et qui ne descend pas dans la rue pour écouter la voix du peuple. »
Ainsi, l’homme doit compter avec un « inconnu » qu’est l’inconscient, et, si il veut trouver un équilibre dans sa maison, apprendre à l’écouter, afin de peut-être répondre à ses demande ; ou du moins à en être conscient. D’une certaine manière, les fantômes de Bergson font partie de cet inconnu de Freud, notre inconscient, et se réveillent lors du sommeil ; ce qui correspond à nouveau avec la théorie de Freud sur le rêve. En effet, dans son essai Sur le rêve, Freud théorise d’une manière semblable le relâchement de la conscience pendant le sommeil, qui laisse alors passer les éléments retenus dans l’inconscient.

La beauté sauvera t- elle le Monde ?

href= »http://amourchammartin.m.a.f.unblog.fr/files/2012/12/affiche.jpg »>La beauté sauvera t- elle le Monde ? affiche

Aujourd’hui la cote d’un artiste peut dépasser la beauté même de son oeuvre (dans le sens esthétique et moral). Ce qui importe aux yeux des consommateurs c’est l’émotion, on aime sentir notre chair, notre matière, que cela soit dans l’effroi, dans la compassion, l’amour ou autres frissons, et lorsqu’on ne comprend pas l’artiste on a une tendance à dire que c’est de la m…. Tout le monde n’est pas doué de la faculté de juger.
On aime se sentir vivant autrement qu’en étant utile au boulot ou à la maison, mais le temps va vite, et le temps c’est de l’argent alors on n’en perd pas devant les choses parfois trop pleines d’esprit.
Qu’est ce qui fait qu’un décor en barbelés représentant l’ultime don de soi et d’amour atteigne une somme astronomique? «L’essence même de la cruauté» (cf Mme Goerig-Hergott) aurait une si grande valeur marchande? Il faudrait pouvoir ré-éduquer notre vision du monde, inverser la tendance de façon à ce que l’on puisse se réjouir avec autant d’émerveillement qu’un nouveau né.

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